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Plaque d'immatriculation française (à partir de 2009)
Une plaque d'immatriculation est une plaque portant une combinaison de chiffres et/ou de lettres uniques (pour une zone géographique donnée), destinée à identifier facilement un véhicule. Ceci permet de lutter contre les infractions au code de la route et contre le vol. En France, elle est également appelée plaque minéralogique, car elle était à l'origine attribuée par le Service des mines (maintenant la Direction régionale de l'Industrie, de la Recherche et de l'Environnement depuis la loi sur l'administration territoriale de la République de 1992), ou plaque de police.
GénéralitésFranceLes bases de données nationales se servent des numéros inscrits sur la plaque pour garder des informations sur les véhicules enregistrés, telles que la marque, le modèle, la couleur, l'année de fabrication, la cylindrée du moteur, le type de carburant utilisé, et le kilométrage enregistré lors du dernier contrôle technique, le NIV, ou Numéro d'Identification du Véhicule (VIN en anglais), et finalement le nom et l'adresse du propriétaire du véhicule. Au 15 avril 2009 la réglementation va changer. Les plaques d'immatriculation seront attribuées au véhicule qui les conservera jusqu'à sa destruction ou son exportation. Le numéro d'immatriculation ne fera plus référence au département de résidence mais, sur le côté droit, au département du choix du titulaire surmonté du logo de la région administrative correspondante (modèle adopté par l'Italie depuis 1994). Cette référence locale fera partie intégrante de la plaque et ne sera pas un autocollant. MondeLa plupart des véhicules motorisés portent une plaque à l'avant et une autre à l'arrière. Certains véhicules peuvent ne comporter qu'une plaque (à l'arrière), comme les motocyclettes, les tricycles ou quadricycles à moteur[1]. D'anciens modèles de motocyclettes ont porté une plaque sur le garde-boue avant, lisible des deux côtés de l'engin. Certaines remorques sont également soumises au port d'une plaque d'immatriculation propre, en fonction de leur capacité de chargement. C'est également le cas des caravanes. Les numéros des plaques sont délivrés par une administration. Dans certains pays, comme la France, le propriétaire du véhicule est généralement responsable de l'achat des plaques, qu'il fait réaliser par un prestataire de services (garage automobile, centre auto...). Dans d'autres, comme la Belgique ou la Suisse, le jeu de plaques est délivré par l'administration qui reste propriétaire de celles-ci. Il existe deux concepts d'utilisation de plaques : certains pays, comme la France, adoptent le principe d'utiliser les plaques pour identifier un véhicule. Quel que soit le propriétaire, cette plaque accompagne le véhicule tout le long de sa vie ; le cas particulier des déménagements, dans les pays où l'indication géographique est également indiquée, est réglé par des règles spécifiques. Dans d'autres pays, comme la Belgique ou la Suisse, la plaque est attribuée au propriétaire, qui la conserve lorsqu'il change de véhicule. Identifiant alors le propriétaire, la plaque fait également office d'attestation d'assurance, le propriétaire devant rendre les plaques à l'administration lorsqu'il n'est plus assuré. La notion de plaques interchangeables peut alors y exister, le même jeu de plaques est utilisé pour les différents véhicules d'un même propriétaire, celui-ci ne pouvant utiliser, ou autoriser l'utilisation à des tiers, que d'un seul de ses véhicules à la fois. Pour la Belgique, la plaque est attribuée à une personne physique ou une personne morale. Quand le véhicule est revendu, le propriétaire de la plaque peut la conserver et la transférer sur son nouveau véhicule ou la remettre à l'Administration et demander une nouvelle plaque. En Amérique du Nord chaque état ou province a son slogan. Au Québec et en Alberta une seule plaque est requise, à l'arrière du véhicule. L'attribution aléatoire des plaques, composées de trois lettres et trois chiffres (ou l'inverse) rend impossible la détermination du lieu de résidence du propriétaire. Lors de la vente de l'automobile, le propriétaire a deux choix : soit il gardera sa plaque, qu'il apposera sur son prochain véhicule, soit il se présentera au bureau de la Société de l'assurance automobile du Québec, qui lui en émettera une nouvelle. La preuve du renouvellement de l'assurance se faisait avant 1992 en affixant annuellement une vignette colorée sur la plaque arrière, mais depuis, l'agent de la paix doit faire une recherche au fichier central afin de vérifier si l'automobiliste a versé sa contribution annuelle. HistoriqueEn FranceDans un mémoire sur la réformation de la police en France daté de 1749, Monsieur Guillaume, officier de la maréchaussée, préconise au roi Louis XV de doter d'un numéro les véhicules hippomobiles parisiens[2].
Aux Pays-BasLes Pays-Bas ont été les premiers à mettre sur pied un système national d'enregistrement des véhicules, en 1898. Les premières étaient de simples plaques avec un chiffre apposé dessus. La numérotation a débuté par 1, et, le 8 août 1899, on était déjà arrivé à 168. Quand les Néerlandais ont décidé de changer le système de numérotation le 15 janvier 1906, la dernière plaque émise portait le numéro 2065. Aux États-UnisAux États-Unis, où chaque État émet ses propres plaques d'immatriculation, l'État de New York exigeait des plaques d'immatriculation depuis 1901. Au début, les plaques n'étaient pas émises par les gouvernements en place, et les automobilistes et les manufacturiers devaient les fabriquer eux-mêmes. Le Massachusetts et la Virginie-Occidentale furent les premiers états à émettre des plaques, en 1903. Les plus vieilles étaient fabriquées de porcelaine cuite sur de l'acier, ou tout simplement en céramique, ce qui les rendait très fragiles. Quelques exemplaires seulement nous sont parvenus au fil des années. D'autres matériaux furent testés, dont du carton, du cuir, du plastique, et durant les pénuries dûes à la guerre, certaines plaques furent fabriquées en cuivre à l'aide de fèves de soya pressées.
Historique de la plaque d'immatriculation française: de 1893 à nos jours. Lisibilité des plaquesLes plaques sont conçues pour être lisibles de loin, pour cela la taille des caractères est normalisée. Dans certains pays, les propriétaires peuvent choisir parmi plusieurs polices de caractères alors que dans d'autres (comme la France), la police doit être homologuée. Selon les systèmes, les plaques sont à fond clair (blanc ou jaune, parfois réfléchissant, ce dernier étant en cours de généralisation dans l'Union européenne), ou à fond sombre (plaques noires, anciennement utilisées en France notamment). Par contraste, les caractères sont en noir (cas général) ou rouge (cas de la Belgique) sur les plaques claires, et en clair (blanc ou aluminium) sur fond sombre. L'utilisateur d'un véhicule dont les plaques sont illisibles (pour cause de saleté ou de dégâts) est passible d'amende dans de nombreux pays. En France, la conformité des plaques et l'éclairage de la plaque arrière sont des points rédhibitoires pour le contrôle technique Attribution des numérosPour une administration donnée (une par État dans l'Union européenne ou aux États-Unis, parfois à l'échelle d'une sous division administrative de l'État dans certains pays), il ne peut y avoir deux véhicules différents portant le même numéro. Selon les systèmes, un numéro est attribué par véhicule indépendamment de son propriétaire (comme au Royaume-Uni, en France ou en Italie), ou un propriétaire se voit attribuer un numéro par véhicule (comme en Belgique, en Suisse ou aux États-Unis). Dans le premier cas, lorsqu'un véhicule change de propriétaire, il ne change généralement pas de numéro. Dans certains systèmes toutefois, si le véhicule ne quitte pas sa zone d'immatriculation d'origine (en France : le département), il ne change pas de numéro ; en revanche en cas de changement de zone (même s'il ne change pas de propriétaire), il doit lui être attribué un nouveau numéro. Lorsque le véhicule est détruit ou change de numéro, le numéro qu'il portait est perdu et ne peut plus être réutilisé. Dans le second cas, lorsqu'un véhicule change de propriétaire ou est détruit, son numéro reste attribué à son ancien propriétaire. Le nouveau propriétaire peut alors soit réutiliser un numéro disponible qui lui aurait précédemment été attribué, soit acquérir un nouveau numéro. Enfin, dans plusieurs États des États-Unis et dans quelques provinces du Canada, le propriétaire peut choisir la séquence de chiffres et de lettres (si la combinaison choisie est disponible) imprimée sur les plaques. Les différentes formes d'immatriculation dans le mondeSelon les systèmes, la plaque peut comporter des chiffres, des lettres, des chiffres et des lettres dans un ordre spécifique ou dans un ordre quelconque. Pour anecdote, une plaque composée de 3 chiffres et de 3 lettres peut avoir 17 576 000 combinaisons différentes (26×26×26×10×10×10) mais certaines combinaisons de lettres sont exclues, si celles-ci peuvent porter préjudice à son détenteur. Ainsi, en Belgique, des combinaisons de 3 lettres telles que AAP (singe, en néerlandais), ANE, GAG, CON, CUL, DOM (crétin, en néerlandais), SEX, etc. ne sont pas délivrées par l'administration (sauf dans les cas de plaques personnalisées, voir plus bas). Les combinaisons qui forment les initiales de partis politiques comme CDH (Centre démocrate humaniste) ou VLD (Libéraux et démocrates flamands) sont strictement interdites. Tour du monde :
Plaques personnaliséesOn appelle plaques personnalisées des plaques d'immatriculation dont le propriétaire a (lorsque cela est possible) acheté ou s'est fait attribuer auprès des services d'immatriculation un numéro spécifique, comme un chiffre rond ou une combinaison de chiffres et/ou de lettres à son goût (son nom, une combinaison amusante ou facile à retenir...). Ce système permet au service d'immatriculation de surfacturer cette prestation, la prestation standard ne permettant que d'obtenir une combinaison à la suite des combinaisons déjà attribuées. Ce service n'est pas offert dans tous les pays et dans toutes les divisions administratives (par exemple, les plaques personnalisées ne sont pas proposées au Québec). On trouve aussi des plaques commémoratives dans certaines provinces canadiennes et certains états américains, qui soulignent l'affiliation à un groupe, leur équipe sportive préférée, ou si le propriétaire du véhicule est médecin ou pompier volontaire. Par exemple, dans l'état du Massachusetts, on peut avoir une plaque aux couleurs des Red Sox, équipe de baseball de la ville de Boston, ou des Patriots, équipe de la National Football League. Ou encore en Ontario, les Sénateurs d'Ottawa et les Maple Leafs de Toronto ont leurs plaques spécifiques. Depuis 2006, au Québec, les vétérans et les militaires, s'ils remplissent certaines conditions, peuvent apposer sur leur véhicule une plaque comportant un coquelicot en son centre. Plaques diplomatiques et consulairesLes diplomates en poste à l'étranger se voient attribuer des plaques spéciales pour indiquer leur statut de personne détenant une immunité diplomatique ou consulaire. Ces plaques peuvent être rouges au Canada, au Pakistan, vertes en France ou encore bleues au Brésil, en Colombie ou en Équateur. Elles commencent ou portent généralement les lettres CMD (Chef de Mission Diplomatique), CD (Corps diplomatique) ou CC (Corps consulaire) devant une série de chiffres. Ces plaques ne sont pas émises par les ministères des transports ou concessionnaires de voitures mais bien par le ministère des affaires étrangères du pays hôte. Plaques de l'Union européenneLes plaques de l'Union européenne sont faciles à reconnaître car elles possèdent chacune un logo bleu à gauche (synonyme : eurobande). Ce logo contient une à trois lettres selon le nom de l'État membre, surmontées des 12 étoiles du drapeau de l'Union européenne. Cependant, certains pays comme la Bulgarie n'affiche aucune étoile mais leur drapeau, d'autres pays n'affichant rien du tout. Des pays tiers à l'Union européenne utilisent également le même principe : Israël, Liban, Nouvelle-Zélande — option — ou encore en Nouvelle-Galles du Sud, Australie — option. Lettres suivant l'État membre
AnecdotesLe gouvernement des Territoires du Nord-Ouest, au Canada, émet une plaque en forme d'ours polaire. Les autres États et provinces d'Amérique du Nord et du Nunavut sont de forme rectangulaire.
Plaque d'immatriculation des Territoires du Nord-Ouest
Notes et références
Voir aussi |
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