Le Monopoly est un jeu de société édité initialement (en France) par Miro Company, aujourd'hui Hasbro, où le but du joueur est de ruiner ses concurrents par des opérations immobilières. Il symbolise le mieux les aspects apparents et spectaculaires du capitalisme, les fortunes se faisant et se défaisant au fil des coups de dés.
Le Monopoly a été créé en 1933 par Charles Darrow, vendeur d'équipements de chauffage américain au chômage. Le jeu est très fortement inspiré du jeu The Landlord's Game créé par Lizzie Magie en 1904 et que Charles a beaucoup aimé dans son enfance.
Description
Le jeu contient un tablier de jeu carré, dont le contour est bordé de cases, plusieurs symbolisant une propriété. Les jetons sont des objets courants en miniature : dé à coudre, chapeau haut-de-forme, etc. De l'argent symbolique, des cartes et des dés complètent la partie matérielle du jeu. Au moins deux joueurs sont nécessaires pour qu'une partie puisse commencer. La limite supérieure est de huit joueurs, mais avec ce nombre de participants une partie pourrait durer une dizaine d'heures.
Différentes éditions sont présentées en détail ci-dessous.
Aux États-Unis, il existe un concours annuel pour les adeptes de ce jeu. Les parties sont animées et souvent frappées au sceau de l'appât du gain. Il existe un championnat de France de Monopoly, dont le vainqueur gagne le droit de participer au championnat du monde.
En 2005, le jeu est édité en près de 26 langues. Des éditions régionales, reprenant le nom des rues de grandes villes françaises, ont été commercialisées. Il existe également plusieurs déclinaisons du produit : Monopoly Junior, CD-ROM, etc. Des éditions spéciales sont régulièrement éditées : Coca-Cola (É.-U.), National Parks (É.-U.) , Las Vegas (É.-U.), La Guerre des étoiles, Lord of the Ring (É.-U.), Pokemon, Garfield (É.-U.), Coupe du Monde, Nascar (É.-U.), Kiss (É.-U.), etc.
Le jeu Wild Life -plus simple- a été conçu d'après le principe du Monopoly, mais le but était d'acheter des animaux pour remplir son zoo.
Une version a été spécialement produite pour des astronautes.
Une autre version a été spécialement produite pour des scaphandriers.
Une autre version a été spécialement produite pour des espérantophones.
Une autre version a été spécialement produite pour Nintendo.
Le nom de ce jeu est paradoxal si on l'interprète d'après ses racines grecques apparentes : mono signifie « un » ou « unique », et poly « plusieurs ». Ce paradoxe disparaît si on se rappelle qu'en anglais monopoly signifie simplement monopole.
Consultations des internautes :
En août 2007, l'éditeur Hasbro lance un vote sur Internet, Monopoly England, proposant aux internautes de voter chaque jour pour une ville du Royaume-Uni, les 22 villes lauréates se voyant au terme du jeu accorder une des 22 cases du plan de jeu de l'édition à venir.
En Allemagne, un vote identique a abouti à désigner la ville de Sarrebruck comme case la plus chère, la seconde position revenant à Berlin, la capitale de l'Allemagne.
Du 10 septembre au 10 octobre 2007, le même type de vote est lancé en France pour une édition Monopoly France. Les internautes sont invités à désigner les 22 villes lauréates. Des comités de soutien appellent à voter pour plusieurs villes, parfois même sur le site officiel municipal. Un village imprévu, Montcuq (ayant été rendu célèbre par l'émission Le Petit Rapporteur), se place en tête de sondage dès la deuxième semaine de vote. Les résultats ont été dévoilés le 9novembre2007. La ville de Montcuq arrive largement en tête[1]. Toutefois, la société Hasbro décide de ne respecter ni le vote des internautes ni son propre règlement en éliminant la ville du Lot. C'est donc Dunkerque, la deuxième ville au classement, qui remplace la rue de la Paix, tandis que Lens, arrivé 23e, se retrouve repêchée dans les villes lauréates. Ni Paris, ni Marseille ne figurent dans ce palmarès. Pour atténuer sa décision très fortement critiquée par les votants et les médias, Hasbro annonce une édition spéciale consacrée à Montcuq, ce qui ne satisfait pas le maire de Montcuq qui parle d'injustice[2] tandis que Télérama qualifie cette décision de « scandale » et de « parodie de démocratie participative »[3].
En octobre 2007, la même procédure de vote est prévue pour la Belgique, mais l'éditeur du jeu (Hasbro) s'inquiète des questions politiques sous-jacentes avec les 3 versions qu'il prévoit.
En janvier et février 2008, une procédure similaire est engagée pour une version avec les villes du monde[4]. À nouveau, après une participation record, la ville de Montcuq est discrètement évincée par Hasbro après quelques semaines de jeu.
Règles du jeu
Les propriétés sont classées par couleurs, et une fois un joueur en possession de l'ensemble des propriétés d'une même couleur, il est en mesure de construire des maisons et des hôtels, le joueur possède donc un monopole.
C'est ce qui explique la présence du portrait du financier John Pierpont Morgan, financier reconnu comme âpre au gain, sur les premières éditions du jeu.
Ce jeu se déroule en tour par tour, avec deux dés à 6 faces. Chaque joueur lance les dés, avance son pion sur le parcours, puis selon la case sur laquelle il se trouve effectuera une action correspondante :
Un terrain, une gare ou un service public n'appartenant à personne : il a alors le droit de l'acheter, sans quoi le banquier le met aux enchères sans prix de départ prédéfini.
Un terrain, une gare ou un service public appartenant à quelque autre joueur : il lui paye la somme due pour une nuit passée sur ce terrain.
Un terrain, une gare ou un service public lui appartenant : rien ne se passe
Case Chance : il tire une carte Chance. À noter que cette case ne porte pas nécessairement chance : il peut en effet s'agir d'une amende. Chance (en français) est une adaptation de Chance (en anglais) qui signifie plutôt hasard.
Case Caisse de Communauté : il tire une carte Caisse de Communauté.
Case taxe de luxe : il paye 100 €.
Case Départ : il gagne 200 €.
Case "Allez en Prison" : il va en prison.
Case "Simple visite" : rien ne se passe.
Case "Prison" : il suit les règles pour en sortir.
Case "Parc gratuit" : rien ne se passe.
S'il est passé au moment de son tour par la case Départ, le joueur reçoit 200 €.
Quand il possède tous les titres d'une même couleur, le joueur a le droit de construire. Il doit le faire uniformément : il ne peut y avoir plus d'une maison de différence entre deux terrains de la même couleur (un hôtel est considéré comme 5 maisons).
Le vainqueur est le dernier joueur n'ayant pas fait faillite, qui possède de ce fait le monopole (mais en revanche plus aucun client potentiel).
Modifications parfois observées
La règle officielle est formelle : lorsqu'on est en prison, on ne paie pas de loyers, tandis que l'on continue d'en encaisser. Dans les années 1960 en France, cela paraissait immoral et une règle de substitution fréquente était qu'on ne touchait pas de loyers en prison.
Une variante était de ne pas mettre les terrains aux enchères.
Détail du parcours
Par convention, on considèrera qu'il y a 41 cases : cela va de la case ``Départ (numéro 0) à la case ``Rue de la Paix (numéro 39), la case ``Prison ayant le numéro 30, la case "Simple Visite ayant le numéro 10.
Édition originale de 1933
Les rues de la ville américaine d'Atlantic City sont utilisées dans la version originale du Monopoly. Les valeurs des rues ne sont pas inscrites sur le tableau de jeu.
Note : les prix ont été faits à partir de la version américaine par une simple multiplication à un taux largement arrondi à l’époque (1 $ = 100 FF) pour des raisons pratiques, afin d’obtenir des montants faciles à jouer. Cependant, comme dans la plupart des autres éditions nationales du Monopoly (sauf l’édition britannique), la taxe de luxe a été augmentée d’un tiers (donc les 75 $ sont convertis en 10 000 FF).
L’édition suisse est une version bilingue en allemand et en français. Les règles, les noms des cases, ainsi que les cartes sont dans ces deux langues.
La case Caisse de Communauté est remplacée par la case Kanzlei-Chancellerie. Les terrains représentent les principales villes de Suisse, ou plus précisément une rue de ces villes, avec, à chaque fois, les deux traductions. La monnaie est le franc suisse.
L'édition belge du jeu est bilingue (français/néerlandais) et reprend les rues importantes des principales villes du pays. Les rues se situant en Flandre sont écrites en néerlandais, les rues de Wallonie en français et les rues de Bruxelles dans les deux langues. Les cases des gares, se trouvant toutes à Bruxelles, sont aussi bilingues. À noter qu'une des gares est remplacée par les tramways vicinaux.
Néanmoins, dans la version américaine, la taxe de luxe vaut 75 $, alors que dans les autres pays, elle vaut 100 $ (100 £ pour la version anglaise, 10 000 F pour la version française, 100 € pour la version européenne).
Toutes les versions nationales d'Europe existent désormais en version euro, avec les mêmes prix que la version européenne.
Citation
« Je me souviens qu'au "Monopoly", l'avenue de Breteuil est verte, l'avenue Henri-Martin rouge, et l'avenue Mozart orange »
— Georges Perec, Je me souviens, 18
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Quelques déclinaisons de Monopoly
Monopoly Astérix
Monopoly Nintendo Collector's edition
Monopoly Star Wars Episode 1
Monopoly Star Wars Episode 2
Monopoly Star Wars Saga
Monopoly Le Seigneur des Anneaux, édition Trilogie
Monopoly Pokemon
Monopoly Disney
Monopoly Québécois
Monopoly Et si le Monopoly était inventé aujourd'hui ?
Nombreuses éditions consacrées à des régions ou à des villes
Le Monopoly le plus cher
Le plateau de Monopoly le plus cher fut créé par le joaillier américain Sidney Mobell. Sa valeur est de 2.000.000 $. Il est composé d'or 23 carats, de rubis et de saphirs surmontant les cheminées des maisons et des hôtels, eux-mêmes en or pur. Les dés furent réalisés à partir de 42 diamants figurant les points[6].