Cet article est une ébauche concernant l'Amérique latine.
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Carte des pays appartenant à l’Amérique latine (langues ibériques et française). La langue officielle du Bélize est l'anglais, mais le pays est de majorité hispanophone.
selon un critère géographique et culturel et selon une division couramment admise, l’espace compris de la Mexamerica au Nord, à la Terre de Feu au sud et comprenant, le Mexique, l’Amérique centrale et caraïbe, les pays andins, le Cône sud et le Brésil. Ce vaste ensemble de 22 millions de km² et de plus de 540 millions d’habitants connaît de profondes disparités mais trouve son identité dans des histoires coloniales et des conquêtes d’indépendances similaires, des modes d’occupation de l’espace et des rapports sociaux comparables.[1]
selon un critère géopolitique, une « représentation […] qui va à l’encontre de la division classique et géologique du continent en trois parties» , un ensemble que l’on peut opposer à l’Amérique du Nord anglo-saxonne.[2]
Le concept d’une Amérique catholique et latine s’opposant à une Amérique anglo-saxonne et protestante a été repris par l’entourage de Napoléon III[3]. En 1861, c’est au nom de la défense de ces pays « latins », considérés comme culturellement proche de la France, que l’empereur envoie une expédition au Mexique[5] dans un contexte de panlatinisme [6]. L'expression Amérique latine a ainsi servi à Napoléon III à designer une partie du continent américain afin de mettre symboliquement en évidence la légitimité française à jouir de ce territoire.
En réalité, l’examen attentif de l’histoire et de la culture de l’Amérique latine montre que cette dernière ne constitue pas un ensemble homogène et nettement identifié : l’expression « Amérique latine » efface le passé précolombien de la région. La population latino-américaine est diverse et ne se résume pas à sa composante latine et catholique. Les États du Guyana et du Surinam ne parlent pas une langue latine ; a contrario, le Québec, région francophone, appartient à l’Amérique du Nord. Idée, « liée au grand dessein d'aider les nations latines des Amériques, à endiguer l'expansion des États-Unis ». Cette sorte d'« ingérence » est toujours combattue, au nom des droits de la mère patrie, par Madrid où le concept d'Amérique latine n'a toujours pas droit de cité, mais où prévaut au contraire le concept d'hispanité[7]. Les Espagnols ont toujours préféré les expressions « Hispano America » ou encore « Ibero America » pour la désigner[3].
Plus récemment, les géographes utilisent l'expression « Extrême-Occident » pour parler de l'Amérique latine[8].
↑Olivier Dollfus, « Amérique latine », inDictionnaire de Géopolitique, sous la direction d'Yves Lacoste, Flammarion, 1995.
↑ abc Yves Saint-Geours, « L'Amérique latine est le laboratoire du monde », dans L'Histoire, n°322, juillet-août 2007, p.8
↑ Vicente Romero, « Du nominal “latin” pour l’Autre Amérique. Notes sur la naissance et le sens du nom « Amérique latine » autour des années 1850 », Histoire et Sociétés de l'Amérique latine, nº7, premier semestre 1998, pp. 57 – 86
↑ Gabriel Wackermann (sous la direction de), L’Amérique latine, Ellipses, Paris, 2005.
http://alhim.revues.org – Amérique latine histoire et mémoire – Revue scientifique sur les questions liées au binôme histoire/mémoire en Amérique latine.
http://www.amelatine.com/ – L'actualité de l'Amérique latine en France. Informations pratiques par pays. (français)