Renversement des alliances en Mongolie. Les Djürchet s’allient avec les Kereit contre les Tatars. Temüjin participe aux opérations comme vassal de Toghril. Pris entre les Djürchet au sud-est et les Mongols au nord-ouest, les Tatars sont écrasés aux environs du Buir Nuur et leur chef le plus puissant, Megudjinséultu est tué. Temüjin et Toghril se partagent le butin. Toghril obtient des Djürchet le titre de vang (prince) et se fait appeler Ong-khan, tandis que Temüjin doit se contenter de la distinction de tchaoudkari.
Temüjin fait exécuter Satcha-beki, chef du clan des Djurkin, sous prétexte qu’il a refusé de prendre part à la campagne contre les Tatars.
1er juillet : Trêve entre Al-Adel et les Francs signée pour une durée de cinq ans et huit mois. Al-Adel en profite pour consolider son pouvoir.
Sous Al-Adel, qui estime que la guerre sainte n’a plus lieu d’être après la récupération de Jérusalem et l’affaiblissement des Francs, le monde arabe connaît une ère de paix, de prospérité et de tolérance. Il adopte à l’égard des Occidentaux une politique de coexistence et d’échanges commerciaux, et encourage l’installation en Égypte de plusieurs centaines de marchands italiens.
29 novembre[1] : Al-Aziz, fils de Saladin, se tue en tombant de cheval au cours d’une chasse au loup dans le voisinage des Pyramides. Son fils Malik al-Mansour lui succède à l'âge de neuf ans. Al-Afdhal quitte sa retraite pour prendre la régence, mais son oncle Al-Adel n’a aucun mal à lui arracher sa nouvelle possession et à le renvoyer à sa vie de reclus (1200).
Apogée de l’Autriche des Babenberg. Léopold VI épouse une princesse byzantine. Il est le protecteur des ordres mendiants et de l’ordre des chevaliers Teutoniques. Pris dans les querelles entre le pape et les Hohenstaufen, il prend parti pour les empereurs et échoue dans sa tentative de faire de Vienne un évêché contre la domination de Passau.
15 août[6] : Début du règne d'Ottokar Ier, premier roi héréditaire de Bohême (fin en 1212). La couronne de Bohême devient héréditaire dans la famille des Přemyslides. En tant que prince électeur (Kurfürst), le roi participe à l’élection du « roi des Romains », aspirant à l’empire. Ottokar favorise la colonisation Allemande dans ses États.