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Étienne Gilson, né le 13 juin 1884 à Paris et mort le 19 septembre 1978 à Cravant (Yonne), est un philosophe et historien français, qui fut notamment professeur à la Sorbonne, à Harvard, à Toronto, au Collège de France et membre de l'Académie française. Il est également Grand officier de la Légion d'honneur et possède la Croix de guerre 1914-1918. Spécialiste en histoire de la philosophie médiévale, ses ouvrages sont des apports majeurs dans l'analyse historique de la philosophie. Sur le terrain proprement dit de la philosophie, il défend le réalisme philosophique en s'appuyant sur l'oeuvre de Thomas d'Aquin.
Sa vieIl fait ses études au Petit Séminaire de Notre-Dame-des-Champs. Il est l'élève de Lévy-Bruhl, le disciple d'Auguste Comte, qui lui fit lire Saint-Thomas d'Aquin, et fut également l'élève de Bergson. En 1913, il soutint sa thèse de doctorat sur La Liberté chez Descartes et la théologie. Étienne Gilson enseigne l'histoire de la philosophie médiévale de 1921 à 1932 à la Sorbonne, où il a auparavant fait ses études, avant d'occuper la chaire de philosophie médiévale au Collège de France. Il y dirige notamment l'EPHE (école pratique des hautes-études) et y occupe la direction d'étude d'histoire des doctrines et des dogmes. En 1926, il fonde les Archives d'histoire doctrinale et littéraire du Moyen-Age. En 1929, il participe à la fondation de l'Institut pontifical d'études médiévale de Toronto au Canada, avec des Pères basiliens. Il rejoindra cet institut en 1950, à la suite d'une violente campagne de presse mené contre lui, notamment à la suite de la parution, dans le journal le monde, d'un article contre l'alliance atlantique. Il y professera des cours jusqu'en 1973 et y laissera sa bibliothèque. Bien qu'étant à l'origine spécialiste d'histoire de la philosophie, il est également l'un des leaders du mouvement néo-thomiste catholique romain. Sa rencontre avec le libraire Joseph Vrin est à l'origine de la création des éditions Vrin. Il est élu membre de l'Académie française le 24 octobre 1946, en même temps que Maurice Genevoix ; il y remplace Abel Hermant, toujours en vie mais radié de l'Académie pour faits de collaboration. Ainsi, quand il est reçu le 29 mai 1947 par Louis Pasteur Vallery-Radot, il ne prononce pas dans son discours l'hommage de son prédécesseur. Il meurt le 19 septembre 1978, à Paris, doyen d'âge de l'Académie française. Son œuvreGilson a analysé le thomisme de manière historique. Pour Gilson, le thomisme ne s'identifie pas à la scolastique, mais se construit plutôt contre elle. Gilson a décelé un déclin de la philosophie en une science qui annoncerait le renoncement de l'homme à son droit de juger et de régler la nature, l'homme n'étant plus qu'une simple partie de la nature : feu vert serait alors donné selon lui aux entreprises les plus inconséquentes et les plus désastreuses en matière de société dont seraient victimes les hommes et les institutions humaines. Contre les systèmes philosophiques, Gilson était convaincu que le retour en grâce de la philosophie de Thomas d'Aquin pouvait permettre de sortir de cette zone dangereuse. Gilson a été un écrivain très prolifique, et ses nombreux écrits d'histoire de la philosophie, essentiellement médiévale, sont beaucoup lus et discutés. Il est universellement reconnu comme un maître dans l'histoire de la pensée médiévale[1]. La philosophie chrétienneLa période médiévale comme moment capital dans l'histoire de la philosophieDistinctions
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Notes
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